Assemblée nationale Jean-Marc Kabund fixe l’opinion sur l’appel de Christophe Mboso !

L’interpellation que Christophe Mboso N’Kodia a faite aux collaborateurs des groupes armés dans son discours d’ouverture de la plénière traitant calendrier des matières de la session de mars 2021, a été mal interprétée par une large opinion, par les députés de l’Est du pays en premier.
Dans cet élan de solidarité et par compassion doublées de patriotisme aux populations meurtries des provinces de l’Est, le speaker de la Chambre basse du Parlement a lancé cet appel pathétique :
«Les exigences sécuritaires veulent que la paix et la sécurité soient rétablies dans les provinces de Grande Orientale, Nord et Sud-Kivu ainsi que le Grand Katanga, où les groupes armés et les terroristes ADF continuent à décimer notre population. Ces activités armées s’accompagnent des crimes humanitaires sans précédent, en l’occurrence les déplacements des populations, la paupérisation des citoyens et la famine. Pour réussir ces défis, l’Assemblée nationale lance également un appel pathétique à tous les compatriotes congolais impliqués d’une manière ou d’une autre dans le massacre de notre population, nous exhortons tous nos compatriotes congolais qui collaborent de près ou de loin avec les groupes armés, toujours actifs à l’Est de notre pays de les quitter définitivement pour prouver leur attachement à la patrie et leur amour à notre peuple. Il ne faut pas que les Congolais se montrent complices de ceux qui tuent et massacrent à longueur de journée nos frères et nos sœurs. Dans ce même ordre d’idées, l’Assemblée nationale s’emploiera à demander à notre gouvernement d’accélérer le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion et d’aider nos compatriotes qui vont quitter les groupes armés ou arrêter leur complicité avec eux afin qu’ils aient une occupation digne pour nourrir leurs familles et participer au progrès et au développement de notre pays ».
Les représentants des populations de l’Est se sont exprimés sans haine, ni rancune. Ils ont néanmoins voulu faire entendre leur voix au sujet de la question de l’insécurité de l’Est. L’un d’eux s’est exprimé en ces termes : « Nous souffrons à l’Est de la République. Trop c’est trop, à Beni, Lubero Rutshuru, Masisi, Walikale… le massacre dure depuis 25 ans, nous souffrons. Ça doit changer, le gouvernement doit s’investir, s’impliquer dans la recherche de la paix. L’Assemblée nationale doit aussi s’impliquer, l’Est de la République doit être pacifié. Pas de Congo sans l’Est de la République ».
Mis au parfum de l’interprétation erronée que cette interpellation a eu dans l’opinion, l’honorable premier vice-président, Jean-Marc Kabund, qui reprenait la police des débats après que Christophe Mboso se retira du prétoire, a reprécisé la pensée du président Mboso en disant : « La question d’insécurité à l’Est du pays préoccupe tout Congolais épris de justice et de paix. Nous devons tous regarder dans la même direction pour éradiquer cette insécurité qui décime nos frères et sœurs. Mais je voudrais tout de même expliciter parce que j’ai entendu dans la déclaration que le président de l’Assemblée aurait demandé aux députés de l’Est de quitter les groupes armés. Non, je crois que vous n’avons pas bien compris, comme vous le savez tous, la situation de l’Est plonge et va dans les tous les sens. Chaque personne a son interprétation. Je crois que l’appel du président Mboso va au-delà de la volonté d’indexer un groupe d’individus parce qu’il est demandé à tout Congolais de s’intéresser à cette question ».

Danny Musangu

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