L’Ituri plébiscitée 1ère province en termes de redevabilité dans l’ex-province Orientale

L’Ituri plébiscitée 1ère province en termes de redevabilité dans l’ex-province Orientale

La province de l’Ituri, au Nord-est de la RDC, a été plébiscitée première province en termes de redevabilité certifiée par la Cour des comptes, parmi les 4 provinces issues du démembrement de l’ancienne province Orientale, a déclaré à l’ACP, le ministre provincial en charge de l’Economie, finances, commerce, entrepreneuriat et artisanat de l’Ituri, Janvier Egudra Nyadri au terme de sa mission officielle à Kinshasa.

Selon lui, cette note positive est le résultat d’un examen de la chambre de concentré de Kisangani qui s’occupe de l’analyse et examens des documents émanant de 4 provinces issues du déménagement, a précisé le ministre provincial.

Le ministre provincial a dit venir dans la capitale depuis le 06 avril dernier pour déposer, présenter et défendre le projet d’édit portant reddition des comptes 2020. Un projet qui, selon lui, a été rédigé dans un environnement tumultueux avec l’insécurité et ses conséquences.

Malgré cette situation, la province de l’Ituri s’est battue, travaillant d’arrache-pied, a été placée parmi les premières provinces du pays à déposer le document auprès de la Cour des comptes

« La mission a formulé des recommandations et bénéficié des conseils pertinents de la part de la Cour des comptes à Kinshasa, lesquels permettront à la province de l’Ituri d’améliorer sa gestion et surtout de continuer à se positionner comme meilleur élève dans la gestion financière », a-t-il indiqué.

Malgré ces efforts, a-t-il signifié, le gouvernement provincial est sous le coup d’une motion de censure votée depuis le 11 avril dernier à l’issue d’une procédure décriée et contestée par le gouvernement provincial au regard de nombreuses irrégularités ayant entaché cette procédure, en violation de la constitution par les députés provinciaux qui ont même agi à la limite des prérogatives leur reconnu par la loi fondamentale.

Cette crise politique qui s’est installée pour la 2ème fois en Ituri après celle de novembre 2019 sanctionnée par un avis de non recevoir par la justice, ne fait que retarder l’élan de développement de la province de l’Ituri, a-t-il dit.

Il a fait savoir que, sur le plan sécuritaire, l’Ituri est confronté actuellement à un problème extrêmement dangereux. La ville de Bunia, chef-lieu de la province, comme tous les autres territoires, est au bord de l’éclatement. Bunia est actuellement encerclé dans sa partie Nord et le trafic est interrompu de la capitale provinciale vers Mahagi et de même entre Bunia et Komanda.

La périphérie de la ville à l’Ouest et à l’Est, a-t-il renseigné, est contrôlée par les groupes rebelles qui posent des actions d’une extrême violence contre la population civile.

Le gouvernement provincial travaille pour l’arrêt de cette crise politique et ses corollaires sur la sécurité, afin que l’autorité de l’État s’instaure et que la population vive dans la quiétude, a insisté le ministre provincial de l’Ituri.

Selon lui, la solution à cette crise passe également par un dialogue franc et sincère entre les acteurs politiques « ituriens » parce que les jeunes qui ont pris les armes sont de la communauté « iturienne ».

Les leaders politiques, a-t-il averti, devront cesser de tirer les ficelles et s’engager sur une mutualisation des efforts et des intelligences pour une recherche des intérêts de la province de l’Ituri.

L’attention des autorités nationales et l’implication des acteurs politiques locaux sont indispensables pour sortir l’Ituri du cycle infernal d’insécurité et rêver d’une stabilité et d’un développement de l’Ituri, a conclu le porte-parole du gouvernement provincial, qui a signalé la présence du gouverneur de province dans la capitale pour la poursuite du plaidoyer.
Avec l’ACP

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