Plus de 2800 déplacés en provenance de Goma enregistrés dans trois ports de Bukavu

Plus de 2800 déplacés en provenance de Goma enregistrés dans trois ports de Bukavu

Plus de 2800 déplacés en provenance de Goma au Nord-Kivu, à bord de cinq bateau, ont été enregistrés jeudi dans trois ports de la ville de Bukavu, au lendemain de l’éruption du volcan Nyiragongo.

Selon les sources interrogées sur place par l’ACP, le port « Emmanuel » des établissements « SILIMU » vient en tête avec 2.312 passagers, 442 déplacés ont été accueillis au port « Biega » (BMB) et 48 autres au port « RAFIKI », « EL MAY ET FRERES ».

Selon l’administrateur du territoire de Kabare, Thaddée Miderho Lundjwire, le recensement des déplacés en provenance de Goma est en cours avant l’expédition des données à la hiérarchie. Actuellement, des milliers de déplacés de Goma, ayant entendu l’appel des autorités d’évacuer certains quartiers de cette ville menacée, arrivent en masse chaque jour depuis le dimanche 23 mai dernier, par voie lacustre et routière entre empruntant l’axe Goma- Sake-Bukavu sur la RN2.

Le gouvernement provincial du Sud-Kivu, réuni en conseil des ministres mercredi 26 mai sous la direction du gouverneur Theo Ngwabidje Kasi, a décidé de la mise en place d’une commission provinciale chargée d’identifier les sites d’accueil des compatriotes en provenance du Nord-Kivu et de déterminer les services sociaux de base que le gouvernement provincial peut leur rendre.

A ce sujet, le ministre provincial ayant les affaires humanitaires dans ses attributions annonce que le site de Ndendere aux alentours de l’athénée d’Ibanda est déjà aménagé pour recevoir les déplacés sans familles d’accueil. Un autre site sera aménagé à Panzi dans la commune d’Ibanda.

Le ministre provincial des affaires humanitaires, porte-parole du gouvernement provincial indique que l’autorité provinciale compte sur la solidarité congolaise qui doit caractériser les habitants de Bukavu, notamment en accueillant chez eux des compatriotes venus de Goma qui n’ont pas de proches dans la ville de Bukavu.

D’autres décisions prises portent sur notamment sur l’accostage des bateaux en dehors des heures réglementaires mais surtout dans le respect du tonnage de chaque embarcation. Il s’agit aussi du renforcement du contrôle aux points d’entrée du Sud-Kivu et de la ville de Bukavu, notamment avec l’observation stricte des mesures-barrières.

Pendant ce temps, des sources à Minova, à environ 150 km au nord de Bukavu signalent un afflux des déplacés en provenance de Goma dans cette entité se pose un problème de logement, de nourriture, de la prise en charge médicale et de l’eau potable.

Hausse vertigineuse de prix de certaines denrées alimentaires

La ville de Bukavu au Sud-Kivu connait, depuis l’éruption du volcan Nyiragongo, une hausse vertigineuse de prix de certaines denrées alimentaires en provenance de Goma. Un sac de 50Kg de farine de manioc qui revenait à 32.000FC revient à 40.000FC, celui de maïs passe de 28.000 fc à 30.000fc ; alors qu’un sac de farine de maïs semoule de 25Kg se négocie à 30.000fc contre 27.000 auparavant.

Un sac des haricots de 100Kg qui coûtait jadis 145.000Fc se négocie actuellement à 160.000Fc alors que le prix d’un bidon de lait de 20 litres passe de 18.000fc à 21.000fc. Des vendeuses et vendeurs interrogés disent que ces prix peuvent prendre encore l’ascenseur à tout moment, car les bateaux et les véhicules en provenance de Goma n’ont pas le temps d’embarquer des cargaisons de marchandises dans la mesure où ils sont mobilisés pour l’évacuation des sinistrés de Goma. Ces vendeurs recommandent au gouvernement de la République de prendre des dispositions pour le transport des denrées alimentaires de base en provenance du Nord-Kivu.
Avec ACP

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