septembre 28, 2021

Scandale financier monumental à la RTNC: l’IGF interpelée !

Scandale financier monumental à la RTNC: l’IGF interpelée!

Incroyable mais vrai!
Des révélations troublantes et révoltantes circulent comme une traînée de poudres sur la toile après la disparition, le 25 juin dernier, à Kinshasa du directeur général de la Radio Télévision Nationale Congolaise, RTNC, Ernest Kabila Ilunga, paix à son âme et font état des détournements vertigineux par le duo Mamoko PCA-Mulumba alors Dg ai.

Pour bien opérer, cette association bénéficiait de la complicité des certains agents de la direction de paie du ministère du budget. Chaque année, la somme 11.817.816.038 FC ponctionnée sur les dépenses de personnel dont le montant global est de 39.847.901.580 FC, prévue dans la rubrique »Prime et indemnités permanentes »des cadres et agents de la RTNC, contenue dans le Plan d’engagement budgétaire par administration, est détournée impunément.

À en croire certaines sources, du 01/04/2021 au 30/06/2021 les caisses de la RTNC ont été la cible des dirigeants précités à leur profit et à celui de leurs proches et d’une petite frange de directeurs et autres cadres, notamment ceux de la sous-direction du personnel et du service de paie enregistrés à la FBN Bank..

Il faut signaler que chacun des responsables jouit en dehors de leur traitement de base dont le montant annuel est de 27.365.304.052 FC, d’une prime mensuelle dont le montant varie de 3 millions à 6 millions de Fc avec sous le chapeau du Tout puissant et incontournable Kanyiki WabKanyiki,sous-directeur du personnel, engagé en 2008 avec le grade de Chef de service.

C’est son oncle, l’ancien administrateur Mwana Kayembe et José Bamwangayi Kaputu, directeur financier qui ont pesé en faveur de l’engagement de Kanyiki wa Kanyiki. Il faut signaler aussi les deux infortunés détiennent les documents financiers et administratifs secrets de ces magouilles.

Du reste, apprend – t – on à la RTNC, la comptabilité est inexistante et il suffit pour l’IGF de débarquer sur le lieu, pour assister à un spectacle. Nombreux seront jetés en prison sans procès a reconnu publiquement le Dg a.i.,qui s’est présenté comme ancien comptable à la Sonas durant 5 ans et ex gestionnaire du groupe de presse Télé 7 où il a été viré, semble-t-il, à cause de la megestion et de son caractère conflictuel.

C’etait à l’occasion de sa première rencontre avec tous les directeurs de la RTNC au studio Maman Angebi.
En principe, indique-t- on, cette partie de l’enveloppe salariale, sciemment scindée de l’enveloppe des dépenses du personnel devrait revenir aux personnels de la RTNC, sans discrimination.

Tenez, même les mandataires passifs(Pca et administrateurs de faite parce que fin mandat depuis la nomination en avril 2018 du duo Kabila-Mulumba autoproclamé au départ »Josué et Kaleb »,devenus, par la suite « Caien et Abel » et à ce jour demeurent sans soubassements juridiques,en plus de leurs jetons de présence au conseil d’administration,
sont mensuellement payés avec les membres de leurs familles à la FBN BANK comme agents de la RNTC pendant que les vrais bénéficiaires broient. du noir.

« Depuis plusieurs années que nous sommes à la Rtnc, nous n’avons jamais touché à une quelconque prime, à part nos maigres salaires de base pendant que nous prestons les jours comme les nuits 24h/24h à nos risques et périls,ont déclaré certains directeurs de cette entreprise aujourd’hui en lambeaux

.Et d’ajouter : »Même les fonds générés par la redevance audiovisuelle collectée entre autres par la DGI à travers les plaques d’immatriculation avec 10$ par plaque pour le compte de la RTNC ,la DGDA au niveau des frontières sur les appareils récepteurs, l’ARPTC sur les téléphones mobiles,les regies financières provinciales sur la vignette, l’argent des frais de régie, des partenaires traditionnels comme Tema Paris,les sociétés brassicoles et de télécoms, prennent une destination inconnue alors que la polyclinique manque des médicaments et les rédactions dépourvues des papiers duplicateurs et d’ancres pour imprimer ».

Autres magouilles dénichées,les achats avec surfacturations des matériels et autres consommables de bureau par Mme Anto Odia,sous-directrice au secrétariat général de la direction générale et proche du Dg a.i.,sans notification.Cela,en lieu et place de service des approvisionnements de la direction des ressources humaines. Le dernier cas en date est l’achat des ordinateurs et cameras par le DG a.i.en violation de la procédure de passation des marchés publics.

Maffia entretenue par le duo à la tête de la Rtnc

Le paiement des avantages illégaux,tels que le double salaire des administrateurs sous prétexte fallacieux de paie supplémentaire aux émoluments du Trésor public au taux officiel de 92 Fc mais actualisé au taux parallèle de 2.000 Fc le dollar (Dg:6.600$,Dga:5.300$ et Pca :3.000$).La différence du taux de 92Fc à 2000 FC perçue sur les recettes de la redevance de la RTNC
À cela,s’ajoute la double indemnité kilométrique payée par la RTNC. chaque fin mois ,Dg 1.500$,Dga :1.200$ et Pca :1.500$ alors que chaque semaine ils reçoivent du carburant par compassion grâce à un partenariat bidon avec la Sonahydro DG:120 L,Dga :100 L, Pca :120 L
Tous les administrateurs perçoivent aussi les salaires à la FBN BANK et le complément salaire sous couverture de la différence du taux du Trésor public au taux du jour de la banque.Ils se sont,déjà, payé le salaire complémentaire de juillet à la mi-juin.

Ce duo se permet de se faire payer aussi la prime d’élaboration du budget et celle du bilan sur les recettes de Rtnc, pratique interdite par la Loi.

Autre bavure décriée, les engagements pléthoriques suivis de la mécanisation en catimini et de façon antidatée de plusieurs agents sans critères légaux à la veille de chaque augmentation salariale, rendant ainsi insignifiante cette augmentation en foulant aux pieds le communiqué de la présidence de la République relatif à l’interdiction des mouvements du personnel dans les services et établissements publics.

Sur cette lancée, on révèle ce dossier qui crée un malaise social et défraie la chronique au sein du personnel de la RTNC, la suspension préventive illégale et non justifiée,devenue d’ailleurs caduque,plus d’un mois après, sans motif valable ni avis préalable du conseil d’administration de Guillaume Kuku Mamengi Pandji, directeur des infos Tv sous prétexte fallacieux de n’avoir pas diffusé l’événement malheureux et surpris de l’éruption volcanique de Nyirangongo, survenue de manière inattendue au delà de ses heures de service,18 heures alors qu’il n’est ni Dg de la RTNC ,ni directeur de la direction provinciale RTNC/ Goma sensé couvrir l’événement et envoyer, en temps réel,les images pendant que le Chef de l’État suivait,en direct depuis Paris, cette actualité dans les médias étrangers.

En quoi le pauvre Kuku serait-il responsable de ce désagrément causé par les programmes de la RTNC 1 qui diffusait les publicités et la RTNC 2, une émission obscène?

À en croire les observateurs avertis, ce directeur, victime innocente, serait tout simplement sacrifié en lieu et place du staff dirigeant de la RTNC et au profil de l’un de ses adjoints ceux qui se disent « frères et protégés » du ministre de tutelle et de l’actuel autoproclamé Dg a.i.sans notification,se réclamant, aujourd’hui, appartenir à la famille présidentielle;alors que ,hier,ce »pro Kabiliste » et poulain de l’ancien Dircaba de Joseph Kabila , Jean Pierre Kambila,,tenait des propos peu discourtois vis-à-vis du Sphinx de l’Udps,Dr Tshisekedi Wa Mulumba d’heureuse memoire, sur le plateau de son ami, notre »regretté confrère »Lushima Ndjate.
Heureusement qu’en Rdc,le ridicule ne tue pas,dit-on.

Quant aux cadres et agents de la RTNC, déjà,en proie à la misère,face à un silence »coupable » et à l’indifférence de leur ministre de tutelle,Patrick Muyaya, par rapport aux multiples doléances lui soumises par les syndicalistes, ils ne jurent que par la nécessité et l’urgence de rentrer, dans leurs droits les plus légitimes, à savoir la régularisation de la situation administrative, dès le mois prochain,de leur « prime et l’indemnité permanentes »et du départ, sans délai,du conseil d’administration pour incompétence notoire et gestion opaque de cet établissement public stratégique, transformé à un bien privé abandonné et sans maître.
Ils interpellent,ainsi,le Chef de l’État,le Premier ministre,le pouvoir judiciaire et l’Inspection générale des finances, IGF, à prendre leur responsabilité en mains afin que ces présumés « detourneurs » répondent de leurs actes devant la justice dans un État qui se veut de droit.

Une affaire qui commence déjà à provoquer des remous,voire, une tension,de plus en plus vive,au sein de cet établissement public « stratégique ».Ce qui justifie la publication d’un communiqué de la délégation syndicale de l’administration centrale, signé, vendredi 23 juin 2023, conjointement par sa présidente Jocelyne Musasa Tshipamba et son secrétaire Jean Bosco Mulumba pour apaiser les esprits déjà surchauffés.
Dossier à suivre.

Antoine Botshili

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