TSHOPO : Walle Lufungula entre subconscience et les 12 plaies d’Égypte, Abibu Sakapela de l’autre côté de la mer

TSHOPO : Walle Lufungula entre subconscience et les 12 plaies d’Égypte, Abibu Sakapela de l’autre côté de la mer

Tribune

Un coup d’œil historique à l’époque glacée du « Mikiliste »

Après la gestion de la Province de la Tshopo par le Gouverneur Constant LOMATA qui a été caractérisée par une « timide » visibilité médiatique, les organes de presse tant publics que privés se sont transformés en des rings de tous les combats des politiques.

Durant son mandat, Constant n’était surtout pas connu de tous comme ses prédécesseurs et son successeur en ce qui concerne l’attachement avec les médias boyomais. On pourrait peut-être imaginer que ce caractère exceptionnel était l’effet même de sa bonne relation avec les autres institutions, à l’instar de l’organe délibérant. Personne n’en sait!

Néanmoins, son règne n’a pas connu autant de polémiques médiatisés par lui-même que par ses collaborateurs comme celui d’à présent. Mais cela ne veut pas pour autant dire que c’était un ange, puisque certains jugent « No Event » le mandat du « Mikiliste » en terme de concrétisation des attentes de la population et de son programme quinquennal.

De Lomata à Walle, la Tshopo de mal en pis

Jugeant négatif le bilan de Constant, la population Tshopolaise espère souffler un ouf de soulagement à l’avènement de Walle Lufungula, dont le nom « Lufungula » ou la clef expliquait bien ce que pourrait être l’homme avant qu’on ne parle de lui.
C’était dans la pensée de tous, non pas le « Christ » ou le « messie », puisqu’il y en a eu que pour l’Israël d’après les légendes, mais un « libérateur » qui pouvait aussi être envoyé par les ancêtres pour libérer la Tshopo.

Mais les choses ne se sont pas déroulées comme l’on a espéré. La clef dont on s’attendait pourrait se transformer en n’importe quel dispositif mécanico-magnétique. La preuve en est que la présence du libérateur attendu était devenu insupportable d’autant plus déshonorante était l’attente que terrifiante devenait sa venue.

L’on se demandait si « c’est lui le messie, ou on devrait attendre un autre ».

Lufungula ou Kufuli? La clef ou le cadenas ?

Sur le plan lexicologique, le concept « Lufungula » est un épicène qui peut désigner soit la clef soit le cadenas en swahili vulgaire, employé à tord à la place de « Kufuli » qui est la vraie traduction du concept cadenas, et c’est dans la Tshopo sous Walle que cette dialectique de ces deux concepts contraires trouve son sens.

La clef a joué beaucoup plus le rôle de la fermeture que de l’ouverture dans la gestion de la chose publique. Seuls les invités au banquet ont pu savourer les délices de la province hospitalière du Congo. On ne peut que compter des chantiers non achevés pour goûter ne serait-ce que la plus petite unité du patrimoine, des revenus ou des recettes, en rendant par la main gauche la modique part au régime kakistocratique.

De l’Égypte au désert, passant par la mer

Les problèmes socioéconomiques de la Tshopo sous Walle ne sont plus à expliquer ni à cacher, car ce sont en vrai le secret de polichinelle.

Les salaires « pitoyables » des agents de son gouvernement dont les arriérés ne sont plus à compter, la mauvaise répartition des recettes de la Province, circuit noir et labyrinthique des finances, pour ne pas citer les travaux à l’abri de réalisation et l’achèvement dont le stade Lumumba.

La boite des griefs est inexhaustible qu’on peut dénombrer d’après les chiffres de la densité de la population.

Révoltantes, ces mésaventures n’ont échappé à aucun parmi les boyomais jusqu’à ce que les représentants du peuple se sont décidés de se débarrasser du « prédateur fiscal » par une première motion de censure du 25 juin 2020, dont l’interprétation des résultats de vote était un mauvais coup ou un coup légèrement donné par Gilbert Bokungu, le Président de l’Assemblée Provinciale.

Un tire mal orienté, profitera aux vaniteux de remplir sa gibecière jusqu’à ce qu’en avril 2021, le G19 lui fasse tomber tout uniment par une nième motion de censure approuvée par le VPM des l’Intérieur, Sécurité et des Affaires Coutumières sortant, Gilbert Kankonde dans un télégramme signé le 22 avril de ce mois et de la même année.

Déchu, Walle ne se reconnaît pas convaincu et moins encore concerné par ce télégramme, ni de près ni de loin, dont il a même douté de l’authenticité vu les irrégularités liées à cette décision, à l’en croire.

À la toute fin de ces démarches, il finît toujours par quitter le fauteuil du gouvernorat après leur départ à Kinshasa, d’où seul son vice peut d’après une lettre d’« Autorisation de sortie » signée le 28 mai dernier par le nouveau VPM de l’Intérieur, Sécurité et des Affaires Coutumières, Aselo Okito Wa Koy Daniel, regagner Kisangani pour expédier les affaires courantes en attendant l’organisation des élections du nouveau gouvernement.

À Kinshasa, les élus de la Tshopo ont ouvert la boite de pandore au gouverneur déchu

Si la récente visite du G19 des élus de la Tshopo à l’inspection générale des finances à Kinshasa a suscité « peur et panique » chez certaines figures politiques tshopolaises, le séjour de l’inspecteur à Kisangani annonce une tempête dévastatrice et qui dit déjà la bonne aventure au chef de l’exécutif de la Tshopo.

Lors de son entretien avec le gouverneur intérimaire Abibu Sakapela le samedi 5 juin à Kisangani, Jules Alingeti, Inspecteur Général des Finances a, après avoir présenté ses civilités à son hôte, informé à ce dernier de l’arrivée d’une équipe d’inspecteurs des Finances à Kisangani pour faire un travail de l’état de lieu et la situation financière pour la Province de la Tshopo.

« À partir du lundi, il y a une équipe de l’Inspection Générale des Finances qui se trouve ici et qui va commencer ce travail pour éclairer les uns et les autres de la situation financière de la Province », a-t-il annoncé en précisant que « l’IGF va tout d’abord visiter la régie Provinciale pour voir tous les moyens mobilisés au travers les taxes, la vignette, et toutes leurs affectations. Elle va aussi travailler pour regarder la gestion financière au niveau de deux institutions, donc les fonds mis à la disposition du gouvernement et à l’Assemblée provinciale. Donc, toutes ces questions seront passées en revue et par la suite on pourrait voir quelle en serait la conclusion » .

De l’autre côté, quelques briques de la muraille des Pro-Walle tombent, ses acolytes et fervents disciples, n’ont que le silence pour s’exprimer.
Des chantres, dont certains prétendants chevaliers de plume ne savent plus par quel vent se laisser emporter. Du côté de son entourage, des démissions seraient annoncées dès le début même de la tragédie.

Seule la raison a raison actuellement dans le chef du gouverneur déchu qui comprend petit à petit que dans certaines situations, la ténacité n’est pas un bon maitre.

Qui sème le vent récolte la tempêt! A suivre…

     Gratius WANDJA

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